Et si ce que tu manges pouvait modifier l’état dans lequel tu essaies de percevoir?
Cette question, je ne me la suis pas posée après avoir lu un livre ou écouté un podcast.
Je me la suis posée en l’observant dans mon propre corps.
Il y a plus de six ans, alors que je cherchais à développer une plus grande qualité dans mes capacités innées, j’ai reçu l’information de modifier mon alimentation.
L’alimentation cétogène s’est présentée comme une évidence.
J’ai essayé.
Et quelque chose a changé.
Ma tête était plus claire. Je me concentrais plus facilement. Je faisais des liens plus rapidement. Mon énergie était beaucoup plus stable et je pouvais passer plusieurs heures sans manger sans ressentir cette baisse d’énergie qui m’était familière.
Mais surtout, j’avais beaucoup moins envie de manger.
Je n’étais plus constamment à la recherche de ma prochaine dose de nourriture.
Et j’ai commencé à me demander :
Est-ce que mon alimentation pouvait influencer la qualité de ma présence… et par conséquent, la qualité de mes perceptions?
Puis, quelques années plus tard, j’ai repris une alimentation davantage glucidique.
Et le contexte était particulier.
Je traversais une période difficile dans mon entreprise. J’avais besoin de gratification. De plaisir. De quelque chose qui me fasse du bien rapidement.
Et le sucre était parfait pour ça.
Une bouchée.
Une récompense.
Un petit « wow » immédiat.
Le problème, c’est que ce petit wow ne durait pas très longtemps.
J’ai commencé à observer davantage de fatigue, d’irritabilité, moins de motivation et une énergie beaucoup plus instable.
Et surtout, cette sensation de ne jamais être complètement rassasiée.
Je pouvais manger et avoir encore envie de manger.
Comme si mon corps disait :
« Encore. »
Et c’est là que j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à ce que le sucre fait dans le corps.
Parce que le sucre n’est pas simplement « de l’énergie ».
Lorsque tu manges quelque chose de très sucré, le glucose disponible dans ton organisme augmente rapidement.
Ton corps réagit.
L’insuline entre en jeu pour permettre au glucose d’être utilisé ou stocké.
Et selon ce que tu as mangé, la quantité, ton état métabolique et ta réponse individuelle, tu peux ensuite ressentir des variations d’énergie, de faim, de concentration ou de vigilance.
Mais il y a autre chose.
Le sucre touche aussi au système de récompense.
Les aliments très sucrés peuvent stimuler les circuits cérébraux impliqués dans la motivation, l’apprentissage de la récompense et la recherche de nourriture.
Et soudain, ton envie de reprendre une bouchée n’est plus seulement une question de volonté.
Ton cerveau apprend :
« Ça, c’est agréable. Recommence. »
Et c’est là que je trouve le sujet fascinant.
Parce que si ton corps est constamment en train de gérer des fluctuations d’énergie et que ton cerveau est régulièrement sollicité par des signaux de récompense…
dans quel état te retrouves-tu pour percevoir?
Parce que tes capacités ne flottent pas à côté de ton corps.
Elles s’expérimentent à travers lui.
Ta capacité à être présente.
Ta concentration.
Ta stabilité intérieure.
Ta capacité à ressentir une information sans immédiatement la mentaliser.
Ta capacité à distinguer un ressenti d’une interprétation.
Tout cela se vit dans un organisme qui, lui, est constamment en train de réguler son énergie, son attention et son état interne.
Alors peut-être que la bonne question n’est pas :
« Est-ce que le sucre bloque mes dons? »
Je n’ai aucune preuve scientifique qui me permettrait de dire ça.
La question qui m’intéresse beaucoup plus est :
« Est-ce que le sucre modifie l’état dans lequel j’utilise mes capacités? »
Et ça, mon expérience me donne envie de l’explorer.
Aujourd’hui, je recommence à zéro.
J’ai repris une alimentation cétogène il y a environ un mois.
Et je remarque à nouveau quelque chose que j’avais oublié.
La stabilité.
Je n’ai pratiquement plus envie de sucre.
Je ne passe plus ma journée à négocier avec une envie.
Mon énergie me semble plus constante.
Ma tête plus claire.
Et surtout, je remarque une différence dans ma qualité de présence.
Je suis plus là.
Est-ce que c’est uniquement le sucre?
Je ne peux pas le savoir.
Mon sommeil, mon stress, mon contexte de vie, mes émotions et une multitude d’autres facteurs peuvent intervenir.
Est-ce que l’alimentation cétogène augmente mes capacités extrasensorielles?
Je ne peux pas l’affirmer non plus.
Mais est-ce que quelque chose change dans mon expérience lorsque je change mon alimentation?
Oui. Je l’observe.
Et pour moi, c’est suffisamment intéressant pour continuer à explorer.
Alors, je te propose de faire la même chose.
Pas besoin de supprimer le sucre.
Pas besoin de changer ton alimentation.
Commence simplement à observer ton instrument.
Avant de manger quelque chose de très sucré, arrête-toi quelques secondes.
Comment te sens-tu?
Quelle est ta qualité de présence?
Ton niveau d’énergie?
Ta faim?
Ton état émotionnel?
Puis observe-toi après.
Est-ce que ton énergie change?
Ta concentration?
Ton humeur?
Ta présence?
Et surtout, lorsque tu fais une pratique énergétique ou que tu portes attention à tes ressentis :
est-ce que tu perçois de la même façon?
Ne cherche pas à démontrer que le sucre est mauvais.
Ne cherche pas non plus à démontrer qu’il est sans effet.
Cherche à te connaître.
Parce que peut-être que développer tes capacités ne consiste pas uniquement à apprendre à percevoir davantage.
Peut-être que ça consiste aussi à apprendre à créer les conditions dans lesquelles ta perception devient la plus claire.
Et ça…
ça change complètement la façon dont je vois le développement de nos capacités.
Ton corps n’est pas un obstacle à tes perceptions.
C’est ton instrument.
Mon intention n’est pas que tu adhères à ma vérité, mais que tu développes ton propre discernement.
Observe. Questionne. Expérimente. Ressens.
⚠️ Je ne suis pas une professionnelle de la santé, de la nutrition ou de l’entraînement. Lorsque j’aborde ces sujets, je partage uniquement ma compréhension et mon expérience. Je t’invite à observer comment ton propre corps réagit plutôt qu’à prendre mes propos comme des vérités absolues.
En cas de besoin, consulte un professionnel de la santé.